Prospection sur la rivière Gilbert

Un rivière bien spéciale...

Au milieu du XIXe siècle, une ruée vers l'or rendit légendaire la vallée de la rivière Gilbert. De façon fortuite, un dimanche de 1834, Clotilde, fille de Léger Gilbert, aurait découvert sur les bords de la rivière une première pépite d'or «grosse comme un œuf de pigeon»; cette pépite a été vendue 40 $ à l'époque. Cette découverte allait par la suite intéresser prospecteurs et sociétés, dont la famille de Léry alors propriétaire de la seigneurie Rigaud-De Vaudreuil. Cette ruée vers l'or fit connaître ce cours d'eau dans tout le pays. Son appellation "rivière Gilbert" évoque cette famille.
 
Jadis, ce cours d'eau était désigné la "Touffe-de-Pins", soit la même appellation qu'un lieu-dit désignant la zone de sa confluence. Depuis la "côte à Capitaine" jusqu'à son point de confluence, la rivière dévale de plus de 40 m sur une distance d'un km.
 
Le hameau de Rivière-Gilbert est situé à l'embouchure du ruisseau à Bolduc, dans les limites du secteur de "Saint-François-de-Beauce", à Beauceville, à un peu plus de 2 km en aval sur la rivière Chaudière. Rivière-Gilbert s'avère le nom du bureau de poste établi sur le site appelé Village-de-la-Punaise ou Faubourg-des-Punaises. Du 1er au 7 novembre 1775, le général américain Benedict Arnold y avait établi ses quartiers généraux lors de l'invasion du Canada. Variantes toponymiques: Rivière Caron; Rivière des Mines; Rivière Punaise; Branche Nord-Est; Branche Nord-Ouest; Ruisseau à Paul.
 
Source: "Noms et lieux du Québec", ouvrage de la Commission de toponymie du Québec,
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